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Colloque CPU : réponse aux « attaques » émises sur la sélection des étudiants en IUT

Lors du colloque de la CPU en 2011, plusieurs intervenants avaient avancé, répété et martelé des chiffres sur le coût de l’étudiant en IUT. Ces chiffres ne tenaient compte ni des corrections apportées par le représentant du Ministère ni des interventions conjointes de l’UNPIUT et de l’ADIUT. Ils différaient de ceux officiellement publiés dans le document Repères et références statistiques sur les enseignants, la formation et la recherche (RERS 2009 – page 339). Chiffres officiels qui montrent un écart de seulement 50 €… pour un nombre d’heures d’enseignement hors stages largement plus important qu’en licence (quasiment de l’ordre de 60%) !

Lors du colloque de la CPU de cette année, les attaques ont cette fois porté sur le vieux serpent de mer de la sélection faite à l’entrée, et sur les pourcentages de bacheliers généraux, technologiques ou professionnels présents dans les promotions. Pourcentages qui, cela étant, varient énormément selon les spécialités.

Je souhaite, par le présent billet, répondre à ces positions, relayées dans une dépêche AEF à la suite du colloque CPU tenu à Marseille du 8 au 10 février 2012. Lire la suite »

Inquiétudes sur l’avenir des IUT avec l’exemple de l’IUT d’Angoulême

Nouvelle expression des inquiétudes portées par les IUT ! Thami Zeghloul et Jean-Michel Lerouge, respectivement Directeur et Président du Conseil de l’IUT d’Angoulême interviennent dans un article de la Charente Libre pour plaider en faveur de la sauvegarde des spécificités des IUT, garantes de leur succès. Dans ce papier, ils pointent notamment du doigt le financement (non-respect des BPI), la diminution des heures de formation et la mise en péril du caractère « ascenseur social » des IUT.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire l’intégralité de l’article daté d’aujourd’hui et intitulé « La loi sur l’autonomie des universités suscite l’inquiétude à l’IUT d’Angoulême », disponible sur le site internet de la Charente Libre.

Il s’agit d’une nouvelle illustration des difficultés de gouvernance rencontrées par les IUT depuis l’entrée en vigueur de la loi LRU en août 2007. Et c’est une énième confirmation de l’intérêt de poursuivre la mobilisation iutenjeu.

Démission de Jean-Luc Chenu, Président du Conseil de l’IUT de Marne-la-Vallée

Le Président de l’IUT de Marne-la-Vallée, Jean-Luc Chenu, a démissionné de ses fonctions d’administrateur et de Président de l’IUT à la suite du Conseil du jeudi 9 février 2012.

M. Chenu, issu du monde professionnel, a accompagné pendant près de dix ans, la direction de l’IUT dans son projet de développement. En tant que Directeur des Services Partagés chez France Télécom, M.Chenu a su associer à l’IUT de Marne-la-Vallée, les professionnels et collectivités locales. A la demande de ces derniers, M. Chenu a proposé sa candidature au poste de Président voilà plus de deux ans : « Cet engagement de ma part correspondait à la mise en place de la LRU, qui permettait une vraie stratégie de développement pour l’IUT en lien avec l’Université, et à l’inquiétude du Conseil de l’IUT face à la volonté affichée du Président de l’Université de se séparer du Directeur de l’IUT, jugé trop entreprenant dans son engagement à défendre le rayonnement de cet IUT ».

L’élection du nouveau Directeur a été fort difficile devant le Conseil, par défaut d’autres candidatures : « Je dois cependant assumer ce choix et, hélas, le constat qu’après deux ans de difficultés, les prérogatives de l’IUT se sont dissoutes au sein d’une Université portée par une stratégie d’uniformisation de ses composantes ».

Après deux ans, le rôle du Conseil se réduit en effet désormais à de pures validations de décisions administratives, situation qui a entraîné le retrait progressif des professionnels.

Les autres dommages collatéraux d’une telle situation ? « Exit » le budget propre intégré, « exit » le contrat d’objectifs et de moyens en gestation depuis 15 mois (sans aucun débat de fond possible en Conseil du fait du manque d’investissement du Directeur, et ce malgré l’inscription régulière à l’ordre du jour des réunions avec le Conseil).

Ce constat  consternant a conduit M. Chenu à la décision de se retirer de son engagement personnel, conscient que « le développement de l’IUT et son ancrage dans le tissu économique territorial n’était plus la priorité de ses dirigeants universitaires ».