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Les IUT demandent à poursuivre rapidement le dialogue avec les équipes du Président Hollande

Au lendemain du 2e tour de l’élection présidentielle, nous prenons acte de l’élection de François Hollande à la Présidence de la République française.

Nous nous tenons à la disposition de notre futur ministre de tutelle, de manière à apporter une solution urgente aux enjeux des IUT afin qu’ils puissent continuer à jouer durablement leur rôle d’ascenseur social et d’insertion professionnelle.

A travers Vincent Peillon, François Hollande a reconnu que « le budget propre intégré, pourtant inscrit dans la loi, n’était pas toujours assuré dans les faits ». Il s’est également engagé à repenser « le lien entre université et IUT dans le cadre d’une régulation nationale », et a insisté sur la claire définition du rôle ainsi que la pérennisation des budgets de chaque acteur de l’enseignement national. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette posture, qui va dans le sens de la sortie d’un système de gestion des IUT « au cas par cas » et contribue ainsi à assainir la situation des IUT sur le plan local.

Tant que ces solutions ne seront pas mises en œuvre, le réseau IUT continuera de se dégrader, comme cela est le cas depuis maintenant 4 ans. Pour les IUT aussi, « le changement commence maintenant ! ».

C’est pourquoi nous insistons pour que le dialogue reprenne dans les meilleurs délais, et nous veillerons à ce que les engagements pris envers les IUT pendant la campagne ne soient pas de vains mots.

Le dialogue portera également sur la question des bacheliers technologiques, sur lesquelles des différences d’appréciation existent. Nous sommes particulièrement conscients du rôle que nous avons à jouer pour assurer l’avenir professionnel de ces bacheliers. Notre expérience sur le terrain nous prouve qu’un accueil différencié et ouvert des bacheliers technologiques, associé à la mixité des publics, est l’approche à privilégier. En d’autres termes, une politique nationale de quotas ne peut constituer une solution alors que la responsabilisation de chaque IUT dans le cadre de l’évaluation conduite par la Commission Consultative Nationale des IUT permettra d’afficher clairement la contribution de chaque IUT aux objectifs de la Nation. Ces mécanismes sont en place et peuvent rapidement être activés. C’est le sens de l’intervention que nous porterons devant notre nouveau gouvernement sur ce sujet.

D’obédience UMP ou PS, les élus se mobilisent pour garantir l’avenir des IUT

Depuis janvier, en réponse à la mobilisation nationale du réseau IUT et aux courriers d’alerte qui leur ont été adressés, les personnalités politiques et économiques de tous horizons se positionnent sur le devenir des Instituts Universitaires de Technologie.

Le réseau a ainsi reçu plus d’une centaine de soutiens positifs d’élus locaux, régionaux, nationaux, ainsi que de représentants du monde économique.

Parmi ces appuis, 44 questions écrites de députés et sénateurs adressées au gouvernement, une quinzaine de courriers à l’attention du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Laurent Wauquiez, et certains élus ont également signé notre lettre ouverte.

Autre fait notable, près de la moitié de ces soutiens émane d’élus UMP : leur soutien est une nouvelle preuve de la nécessité, non pas de remettre en question la loi LRU, mais de procéder à des ajustements pour garantir la qualité et la pérennité de toutes les composantes du système universitaire.

A l’occasion du concours Gim’Eole, Andrée Gérard, Présidente du Conseil de l’IUT de Cherbourg, rappelle les enjeux des IUT

Il y a quelques jours avait lieu à l’IUT de Cherbourg la 5ème édition de Gim’Eole, un concours d’éoliennes urbaines créé par et pour les étudiants. Cet évènement, qui a rassemblé encore cette année 17 des 25 IUT français, confirme une fois de plus tout le potentiel des IUT dans les technologies de pointe.

Dans un article retraçant cet évènement, intitulé « Le jour de gloire de l’éolienne urbaine » et publié le samedi 24 mars dans La Presse de la Manche, Philippe Grangeret, directeur de l’IUT de Cherbourg, s’est félicité de « l’imagination » des étudiants et de leur contribution à « imaginer les éoliennes de demain ».

Dans ce même papier, Andrée Gérard, Présidente du Conseil de l’IUT de Cherbourg, a exprimé son attachement aux « IUT qui associent pédagogie et technologie ». Et d’ajouter : « Nous avons besoin de moyens. Ils ont été remis en cause lors de la réforme des universités. Nous avions pensé avoir obtenu gain de cause après l’accord passé avec Valérie Pécresse, mais quatre ans après, force est de constater que trop de responsables interprètent à leur manière les circulaires. C’est très grave car ces interprétations engendrent des coupes dans les budgets. Des initiatives sont supprimées. Bientôt, tous les départements ne pourront plus proposer le même programme. »

Andrée Gérard a ainsi souhaité sensibiliser les lecteurs à préserver les atouts des IUT en signant la lettre ouverte portée par le présent blog.

Colloque CPU : réponse aux « attaques » émises sur la sélection des étudiants en IUT

Lors du colloque de la CPU en 2011, plusieurs intervenants avaient avancé, répété et martelé des chiffres sur le coût de l’étudiant en IUT. Ces chiffres ne tenaient compte ni des corrections apportées par le représentant du Ministère ni des interventions conjointes de l’UNPIUT et de l’ADIUT. Ils différaient de ceux officiellement publiés dans le document Repères et références statistiques sur les enseignants, la formation et la recherche (RERS 2009 – page 339). Chiffres officiels qui montrent un écart de seulement 50 €… pour un nombre d’heures d’enseignement hors stages largement plus important qu’en licence (quasiment de l’ordre de 60%) !

Lors du colloque de la CPU de cette année, les attaques ont cette fois porté sur le vieux serpent de mer de la sélection faite à l’entrée, et sur les pourcentages de bacheliers généraux, technologiques ou professionnels présents dans les promotions. Pourcentages qui, cela étant, varient énormément selon les spécialités.

Je souhaite, par le présent billet, répondre à ces positions, relayées dans une dépêche AEF à la suite du colloque CPU tenu à Marseille du 8 au 10 février 2012. Lire la suite »

Le sénateur de la Marne René-Paul Savary interroge le ministre Laurent Wauquiez

Suite à la mobilisation nationale du réseau IUT et aux courriers d’alerte envoyés aux élus locaux entre janvier et février, les personnalités politiques sont de plus en plus nombreuses à interroger le ministre Laurent Wauquiez sur le devenir de nos Instituts Universitaires Technologiques. Dernière en date, René-Paul Savary, sénateur UMP de la Marne.

Question écrite n° 22501 de M. René-Paul Savary (Marne – UMP) publiée dans le JO Sénat du 23/02/2012 – page 474

M. René-Paul Savary attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la préoccupation des directeurs d’institut universitaire de technologie (IUT).

Chaque année, nombreux sont les jeunes qui veulent suivre une formation en IUT. Néanmoins, ces IUT sont placés sous la tutelle budgétaire des universités. Dès lors, beaucoup d’établissements connaissent aujourd’hui de grandes difficultés, tant par leur amputation budgétaire, que par leur perte d’autonomie de gestion.

Ce manque de moyens met fortement à mal le DUT, diplôme universitaire de technologie, qui est pourtant un diplôme de renom.

Il l’interroge alors pour que les engagements prévus par la loi soient tenus, à savoir garantir l’autonomie de gestion des IUT, et donc, leur budget.

Quels moyens peuvent être déployés afin de définir clairement les missions des IUT, et afin de mettre en place une structure nationale de régulation garantissant la cohérence du réseau ? En attente de réponse du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.